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Ephémérides  FEVRIER

Vendredi 1er Saint Précord
Le 1er février 1431, le pape Martin V donne sa bulle d'éxécution pour le concile qui doit se tenir à Bâle.Thomas de Courcelles, chanoine d'Amiens, parut à ce concile comme l'un des procureurs de Juvenal des Ursins, évêque de Beauvais.

Samedi 2 Purification
Lettre à Philippe-Auguste confirmative d'un jugement arbitral en Guillame Tyrell et les maires et échevins de Poix, par lequel jugement la haute justice, dans la ville et banlieue de Poix, était donnée audit Tyrell et aux maires et échevins la basse justice seulement.Lesdites lettres en date du mois de février 1287.

Dimanche 3 Saint Blaise
Pélerinage à Frettemolle. Il était très fréquenté, alors que la fabrication des serges était la principale industrie du canton de Poix. Les cardeurs de laine avaient voulu, en mettant saint Blaise sur la bannière de leur corporation, glorifier les peignes ou cardes dont ils se servaient et avec lesquels le saint avait été martyrisé.

Lundi 4 Sainte Jeanne de Valois
Contrat de vente du 4 février 1664, faite par Roger de Levy, marquis de Poligny, tuteur de ses enfants et de défunte dame Jeanne de Montjouvant, dame de Famechon, à messire François du Chastellet, seigneur de Moyencourt, de la terre et seigneurie de Famechon, à la charge de 8 quartiers de blé, mesure de Poix, de redevance annuelle et moyennant de 43000 livres de principal.

Mardi 5 Saint Voël
Le 5 février 1592, eut lieu lecombat d'Aumale où Henri IV faillit être tué ou fait prisonnier. Ce prince, accouru de Rouen à la tête de 400 gentilshommes, arrivait dans cette ville au moment où le duc de Parme se disposait à y entrer. Ce dernier avait disposé ses fantassins sur les hauteurs de Gauville et sa cavalerie attendait dans les ravins du bas le moment de faire une surprise.Le Béarnais à qui la patience manquait souvent, sortit d'Aumale pour faire une escarmouche ou au moins une reconnaissance. Mais trop peu soutenu, il n'avait que 100 gentilshommes, et se voyant bientôt entouré d'ennemis nombreux, il songea à la retraite pour protéger ses braves et c'est alors qu'en passant sur le pont, au milieu de la mêlée, il reçut un coup de feu qui lui effleura la peau.

Mercredi 6 Les Cendres
A Moyencourt, après la messe et la cérémonie de la distribution des cendres, mardi-gras commençait sa dernière tournée dans le village pour la perception de ses impôts. Monté à rebours sur un âne dont il tenait la queue en manière de bride, entouré de garnisaires exécutant ses ordres avec la plus grande ponctualité, il exigeait sans fraude et sans remise une double pinte sur chaque placul de cidre. L'acquit était toujours au fond du pot.

Jeudi 7 Saint Vaast
L'an 838, les religieux d'Arras craignant la profanation des saintes reliques de saint Vaast par les Normands qui ravageaient le pays, vinrent prier la ville de Beauvais de leur donner asile. On croit généralement que les paroisses placées sous le vocable de ce saint sur le chemin de ces deux villes ont été visitées par ces saintes reliques. Il est certain qu'elles guérirent un paralytique à Wailly. Il est donc très-probable que de là on les transporta à la chapelle de Poix et à Agnières, et que pour cette raison que ces églises furent consacrées à saint Vaast.

Vendredi 8 Saint Bertulphe
Bail fait le 8 février 1730, par monseigneur Philippeau, évêque de Lodève et prieur commendataire de Saint-Denys de Poix, d'une partie de son prieuré à Pierre Place, moyennant la somme de 2400 livres et à la charge entre autres de fournir le luminaire et les cordages des cloches.

Samedi 9 Sainte Austreberte
Le fermier champarteur de M. de Noailles sur le territoire de Haudicourt voulait forcer les habitants de ce hameau à lui livrer le champart seigneurial avant l'enlèvement de la dîme. Ceux-ci, fondés sur un arrêt rendu le 9 février 1737, entre le comte de Rhunes et les administrateurs de l'Hôtel-Dieu de Beauvais, qu'il lui font signifier, lui déclarent qu'ils n'entendent payer aucun droit de champart qu'au préalable la dîme ne soit prélevée. Les paysans n'étaient donc point taillables à volonté.

Dimanche 10 1er dimanche carême
Les enfants chantent à Moyencourt ce bouhoudis des karesmiaux qui rappelle celui de Doullens cité par M. l'abbé Corblet dans son glossaire picard

«Holà mesdames où allez-vous par là?
Biau cordonnier nous allons promener.
Holà mesdames vous us'rez vos souillers
Biau cordonnier vous les raccomod'rez
Holà mesdames qu'est c'qui me les paiera?
Biau cordonnier cell' qu'vous attraperez.
Holà mesdames si je n'attrapp'rien?
Biau cordonnier vous n'en s'rez pas payé.»

Lundi 11 Saint Gaudin
Le duché de Poix s'est éteint par la mort du possesseur le 11 février 1687; et Poix tomba entre les mains de Charles-Belgique-Hollande de la Trémouille, duc de Thouars, marié l'an 1675 à Madeleine de Créquy qui lui donna Marie Victoire. Celle-ci porta la terre à Emmanuel Théodose d'Auvergne, duc d'Albret.

Mardi 12 Sainte Honesta
M. le comte du Passage présente l'hommage de sa terre de sainte Segrée au prince de Poix, comme faisant partie de la vicomté d'Equesnes, le 12 février 1763. L'hommage étant l'acte de possession ou l'entrée en jouissance légale du nouveau seigneur dans la terre ou domaine dont il était devenu le propriétaire. La famille du Passage était établie en Vermandois; mais déjà à cette époque elle avait contracté quelqu' alliance avec celle des Hébert qui tenait la seigneurie de sainte Segrée.

Mercredi 13 Saint Gilbert
Un grand nombre de gentilshommes picards signent à Applaincourt, près Péronne, le 13 février 1577, l'acte constitutionnel de la ligue. En présence des dangers auxquels la France était exposée de la part des hérétiques, chacun s'engage par serment à persévérer jusqu'à la mort dans la sainte union formée au nom de la Sainte Trinité pour la défense de la religion catholique, du roi Henri III, et des prérogatives dont le royaume jouissait sous Clovis. Au nombre des signatures on trouve : de Créquy, prince de Poix; de Saint-Blimont, seigneur de Souplicourt; du Chastellet, seigneur de Moyencourt et de Maillefeu, seigneur de Bussy-lès-Poix.

Jeudi 14 Saint Valentin
La mairie de Poix avait été concédée aux habitants, à la condition de la tenir en fief dépendant de la principauté par 60 sols de redevance, aux cas suivants :
1) lorsque le seigneur de Poix fait son fils aîné chevalier;
2) lorsqu'il marie sa fille aînée;
3) lorsqu'il est prisonnier de guerre.
Ils étaient obligés aussi de présenter un homme vivant et mourant avec 60 sols de relief. C'est pour avoir manqué à ce dernier devoir que ladite mairie fut saisie féodalement biens et revenus le 14 février 1634.

Vendredi 15 Saint Faustin
15 février 1510, Jean de Créquy et Jossine de Soissons, sa femme, donnent à Charles d'Ailly, vidame d'Amiens, baron de Picquigny, relief du fief et prairie de Blangy, séant en la rue Notre-Dame de la ville de Poix. Ce fief n'était qu'une partie du gros de la terre de Blangy, laquelle consistait en cinq fiefs dont deux relèvent de la principauté de Poix, un de la châtellenie d'Agnières, un de Haudicourt, le 4ème de la baronnie de Picquigny et le 5ème de Sarcus.

Samedi 16 Saint Honeste
M. de Carbonnel, le 16 février 1590, prend relief comme seigneur en partie d'Agnières. Un membre de cette famille, seigneur de Frocourt, apparait en1375 comme doyen du chapitre de la cathédrale de Beauvais. Les de Carbonnel portent d'azur au chevron d'or accompagné en chef de trois coquilles de même.

Dimanche 17 Saint Silvin
Une charte de l'abbaye de Selincourt en date du mois de février 1245 commence par ces mots : «Ingerramnus, doyen de Poix, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.» Cet Ingerramnus paraît comme témoin dans une ratification de donation faite à l'abbaye de Selincourt d'une mine de blé, mesure de Poix, à prendre sur un moulin sis à Frocourt et que le tenancier était obligé de solder le jour de la fête de tous les saints.

Lundi 18 Saint Angilbert
Quelquefois, outre le fief principal attaché au domaine, il y avait un second fief portant la même dénomination ou une à peu près équivalente, mais non sujet aux mêmes droits à l'égard du seigneur dominant. C'est ainsi qu'outre le fief de Blangy, séant à Poix, rue Notre-Dame, il y avait encore un autre situé au même lieu, appelé le petit fief de Blangy, relevant originairement de la principauté de Poix et qui appartenait à un nommé Pierre Colemont. Ce Colemont le vendit à Louis Legout, par contrat du 18 février 1493, moyennant 400 livres et la vente en fut ratifiée le même jour par Marguerite de Moison, femme dudit Colemont, moyennant 80 livres à cause d'un douaire qu'elle prétendait avoir sur ce fief.

Mardi 19 Sainte Ognie
19 février 1383, aveu de Souplicourt commençant par ces mots : «Vechy ce que Renault de Campel, escuier sieur de Souplicourt tient et advoue tenir de noble homme puissant et redouté seigneur monseigneur prince de Poix, vicomte d'Esquesnes et seigneur d'Agnières. Primme men manoir séant en ladite ville de Soupplicourt tout ainsy qu'il se comporte acostant à Gilles de Beaufort.....une pieche de terre sur le chemin de Souplicourt à Mereaucourt, aboutant à la croix Pincheleu.....»

Mercredi 20 Saint Eucher
Au Cartulaire de l'abbaye du Gard se lit une ratification au sujet de la donation de plusieurs terres et maisons situées aux villages de Gainemicourt, Clary et Ferrières, faite aux religieux de ce monastère. L'acte de ratification commence par ces mots : Par devant nous Jehans de Bethembos, bailly d'Avesne en Vimeu et de Gainemicourt, pour haut homme et noble maréchal de France, seigneur desdites villes d'Avesnes et de Gainemicourt.... XX febvrier 1349.

Jeudi 21 Saint Perrier
Antoine de Créquy, alors évêque de Nantes, ayant, par la mort de son frère Jean IX, sire de Créquy, qui périt à la journée de saint Laurent, succédé à tous les droits qu'il avait sur la seigneurie et principauté de Poix; en rend hommage le 21 janvier 1558 au roi de qui cette terre relève.

Vendredi 22 Saint Guduval
Le 22 février 1642 fut incendiée à Amiens la maison occupée par M. de Nibas, curateur pour administrer la tutelle du duc de Créquy, où étaient déposés tous les titres et papiers de la principauté de Poix. Cet incendie eut pour cause un réchaud placé dans la chambre du sieur de Nibas décédé par suite de la maladie contagieuse qui décimait alors la ville d'Amiens.

Samedi 23 Sainte Valière
Décret de 23 février 1793 qui autorise les communes à convertir les cloches en canons. Cette autorisation ressemblait beaucoup à une ordonnance positive et rigoureuse, car peu après arrivèrent dans chaque paroisse des cavaliers du district, enjoignant aux habitants d'avoir à livrer à l'instant leurs cloches. Plusieurs communes du canton de Poix s'y étant refusées eurent à subir de la part d'une soldatesque effrénée des vexations en tout genre.

Dimanche 24 Sainte Pollène
A la date du 24 février 1290, accord qui dit : quand il y aura contestation entre les princes de Poix et les maire et échevins de ladite ville, pour savoir si tel cas est de haute ou basse justice, il en sera référé aux maire et échevins ou d'Amiens ou d'Abbeville ou de Saint-Quentin. Dans le langage du temps ces lieux étaient dits villes de loix.

Lundi 25 Sainte Honorine
Vente à Louis Legout, par Louis de Colemont, le 18 février 1493, du fief Notre-Dame, au prix de 400 livres. Le 25 du même mois, la femme dudit Colemont renonce à tous les droits de douaire qu'elle peut avoir sur ce fief, moyennant 90 livres que son mari lui donne pour les employer à l'acquisition d'autres fonds et cinq aulnes de drap qu'elle a reçues dudit Legout, acquéreur, pour se faire une robe.

Mardi 26 Saint Visence
Le 26 février 1525, Jacques de Chabannes, seigneur de la Palice, qui avait épousé la veuve de Jean de Bruges, seigneur de Famechon, meurt à la bataille de Pavie. Il avait suivi Charles VIII à la conquête de Naples et Louis XII au recouvrement du duché de Milan. Le roi François Ier lui avait donné le revenu de la châtellenie de Famechon sur René de Bruges, son beau-frère, qui servait l'Empereur.

Mercredi 27 Le Vénérable Caïdoc
27 février 1680, Nicolas de Riencourt, seigneur d'Orival, par acte signé devant témoins en la ville d'Aumale, s'engage à rebâtir la chapelle d'Etotone, nommé Notre-Dame de Cardonnoy ou d'Outre-l'Eau, aux mêmes lieux et place que celle qu'avait élevée en 1240 Hugues d'Etotone et dont la collation appartenait à l'abbaye d'Auchy-lès-Aumale.

Jeudi 28 Mi-Carême
Il a été extrait ce qui suit d'un aveu fourni à la chambre des comptes en 1456, par Collart de Mailly. Monseigneur d'Auxy tient de moy à cause de madite seignourie de Conty un fief situé en la ville de Famechon qui sestend en 28 mazures...et me doict au jour de mi-caresme demy capel pur de violettes. C'était un cens recognitif de la seigneurie...Les chapeaux ou couronnes, dit M. Bouthors, sont le tribut solsticial des promesses de l'avenir qui prélude par des fleurs aux tributs de la saison des fruits.

Vendredi 29 Saint Vindicien
Le roi Philippe-Auguste, pour être utile aux habitants de Poix et les maintenir dans le droit de commune, leur donne, au mois de février 1287, des lettres patentes et confirmatives de celles du mois de juin 1283 et du mois d'août 1284.

Dernière mise à jour de cette page le 11/10/2008