Lundi 1er Saint Eloy
Saint Eloy est le patron des maréchaux de nos campagnes. On croit par tradition que dans l'atelier de notre saint, outre les ouvriers plus capables qui travaillaient l'or et l'argent, il y en avait d'autres qui comme eux s'occupaient du gros fer. Un moulin des faubourgs de Poix renfermait au moyen-âge un moulin destiné à la taillanderie, d'où il tirait son nom.
Mardi 2 Saint Constantien
Les habitants d'Eplessiers, par contrat du 2 décembre 1644, s'engagent à faire toutes les réparations tant du choeur et de la nef que du clocher de leur église, moyennant la somme de 3 600 fr., dont la moitié sera payée par le prieur de Saint-Denis de Poix, seul décimateur de cette paroisse.
Mercredi 3 Saint Claude
3 décembre 1545, Nicolas de Beaufort releva le fief de Famechon devant les officiers de la principauté de Poix. Ces reliefs sont les actes les plus certains de la mouvance ou dépendance des terres, parce qu'ils renfermaient tous les devoirs dont le vassal est tenu envers son seigneur. Par le relief, le nouveau vassal vient reconnaître son seigneur, lui demander la permission de prendre possession, lui faire foi et hommage, donner aveu et dénombrement. Alors le seigneur le relève, c'est à dire l'admet en possession du fief.
Jeudi 4 Sainte Barbe
Sainte Barbe était la patronne des bouchers de Poix. Leur corporation y était assez nombreuse, et tous les jours de marché leurs étaux couvraient les bords de la rivière. Ils furent entraînés par la funeste inondation de 1522.
Vendredi 5 Saint Adalbert
Par une lettre du 5 décembre 1723, l'intendant de Mme de Richelieu lui écrit qu'il travaille à démolir les fortifications et à remplir les fossés qui entourent le château de Poix, et il ajoute qu'on ne peut presque point agir sans la poudre, les mortiers étant tellement durs et compacts que les pierres paraissent scellées.
Samedi 6 Saint Nicolas
Il y avait à Brettencourt une chapelle fondée par le cardinal de Créquy, en l'honneur de saint Nicolas, et à la nomination du Seigneur. Le pouillé de l'évêché d'Amiens parle aussi d'une chapelle au même lieu. Celle-ci rapportait dix livres à son titulaire qui était toujours nommé par l'évêque.
Dimanche 7 Saint Ambroise
7 décembre 1522, réception solennelle à Lignières d'une relique contenant un ossement du bras de saint Antoine, donnée à l'église par Maître Lucien de Hallenvillers, curé de Lignières et des terroirs de Mesnieux et Marlé, chapelain de Notre-Dame d'Amiens.
Lundi 8 Conception
8 décembre 1665. Dénombrement de la seigneurie de Moyencourt. Le premier seigneur connu de cette terre, Adam de Moyencourt, la possédait en 1210; en 1533 Charles de Chastellet en jouit par alliance avec Antoinette, dernière héritière des Moyencourt, et elle resta dans ces deux familles plus de 500 ans, c'est-à-dire jusqu'en 1739, où mourut sans enfants M. Claude du Chastellet. Elle fut possédée alors par M. de Gomer, seigneur en partie de Quevauvillers, qui la céda quelques mois après à M. de Crény en échange de l'autre partie de la seigneurie. Le possesseur actuel de cette terre est M. de Tourtier dont le père, M. Antoine de Tourtier, avait épousé Mademoiselle de Crény.
Mardi 9 Sainte Léocadie
9 décembre 1742. Antoine Magnier Marchand et Madeleine Prévost, sa femme fondent dans l'église de Lignières, leur paroisse, les prières dites des quarante heures, les dimanche, lundi et mardi gras, et donnent à cette fin deux journaux trois quartiers de terre, à la condition que les trois messes de ce jour, ainsi que les saluts du soir seront dits et chantés à leur intention, et qu'en ces trois jours il y aura prédication par un prêtre étranger.
Mercredi 10 Saint Edibe
Acte passé par le bailly de Poix, le 10 décembre 1449, d'une transaction sur la saisie féodale de deux pairies, chacune de 60 livres de rente sur la terre de Famechon, par laquelle appert que ladite terre de Famechon est mouvante de la principauté de Poix, et lesdites deux parties de rente seront tenues en une seule pairie et hommage de la principauté.
Jeudi 11 Saint Fuscien
Le 11 décembre 1675, une crue subite d'eaux sauvages enleva le pont de Taussac et la croix qui y était planté à l'entrée. Les croix près des ponts ou sur les ponts ont une origine très respectable. On sait que les rivières et les cours d'eau appartenaient au seigneur, qui seul avait le droit d'établir un pont. A ce pont était attaché un droit de péage, duquel étaient exempts les pauvres voyageurs, les pélerins et les mendiants; mais ils étaient obligés de réciter devant la croix un pater et un ave maria, pour le seigneur et sa famille.
Vendredi 12 Saint Valéry
1277 – Le vendredi après le feste saint Nicolai en yver, Guillaume Tyrell chevalier, seigneur de Poix, donne et octroie à perpétuité à ses voisins et bons amis les bourgeois et citoyens d'Amiens, le droit de faire passer sur les terres de Poix, sans payer ni travers, ni coutumes, les meubles et autres objets transportés par eux et pour leur usage.
Samedi 13 Saint Josse
Aux coutumes locales de Poix et principauté d'icelle dont copie le 13 décembre 1612, on lit: Art. viij-Guet. Item touts et chacun tenant dud.seigneur tant es mettes et seigneuries comme aussy en autres immédiatement et aussy en souveraineté doivent guet et porte au chateau dud.lieu de Poix.
Dimanche 14 Saint Nicaise
1711. Dans la nuit du 13 au 14 décembre, le prieuré Saint-Denis de Poix fut renversé de fond en comble, depuis le gros du bâtiment, jusqu'à la dernière chambre du côté du jardin du château vis-à-vis le grand portail de l'église.
Lundi 15 Le B. André
Vente faite, au mois de décembre 1308, par Gilles dis de Soupplicourt à l'abbaye de Beaupré de deux mines de blé à prendre au terroir dudit Soupplicourt au lieudit la terre de S. Samson.
Mardi 16 Sainte Adélaïde
Extrait des registres des prisons de la ville d'Amiens, du 16 décembre 1588, par lequel il parait qu'en ce même jour, maître Vincent Hanique, seigneur de Frettemolle, conseiller et avocat du roi à Amiens, fut arrêté, par l'ordonnance de MM les maires et échevins, comme suspect et tenant le parti du roi Henri IV, pendant que les Espagnols étaient maîtres d'Amiens.
Mercredi 17 Saint Eloge
Certificat du 17 décembre 1546 par lequel il parait que Jean Pecqueut, escuyer, seigneur de Famechon, a été homme d'armes sous la charge de M. du Pont-Remy-Créquy l'espace de 28 ans, et qu'il fut fait chevalier par le maréchal du Biet, en la Bataille du Mont St Etienne, signé; de Créquy.
Jeudi 18 V. Guillaume
Un titre de 18 décembre 1413 parle des droits du seigneur d'Equennes, vicomte de Poix, en ladite ville, et qui sont ainsi définis au livre des coutumes: Si le seigneur de Poix faisoit mettre en prison hôme ou fême, par sentence criminelle, led. seigneur est tenu de bailler déliquants aux dits maire et echevins et à la porte du chasteau, en venant dedans la ville et delà sont tenuz ceulx-ci conduire lesd. déliquans par les sergents, parmi la ville jusques à la porte St Martin et de le liver au vicomte de Poix ou à ses hommes.
Vendredi 19 Saint Azarie
Les sieur et demoiselle de Torcy abandonnent aux pauvres de Poix 30 journaux de terre, par acte du 19 décembre 1674, pour tenir lieu de legs de 52 quartiers de blé laissés par le seigneur de Chateau-Gaillard.
Samedi 20 V. Godefroy
Par écrit du 20 décembre 1688, dame Marie Madeleine Désessart, marquise de Meigneux, comtesse de Bergues, veuve de messire Nicolas, chevalier, marquis de Frénoie, Dame du dit Meigneux a donné à l'église de Meigneux la permission de planter dans les rues du dit lieu la quantité d'arbres fruitiers550) dans diverses rues ci-dénommées, à condition que ces arbres fruitiers, les fruits et bois qui en viendraient seront toujours et à perpétuité au profit de la dite église.
Dimanche 21 Saint Maurice
Originaire du duché de Bade, où ses ancêtres prenaient rang, dès le XIIe siècle, parmi les plus nobles maisons de la province, la famille du Passage s'établit en France en 1440, Jacques du Passage, son chef, se fixa en Picardie par son mariage avec une demoiselle de la maison de Vaux qui lui apporta les seigneuries de Sinecheny et d'Outreville. Un de ses descendants vint s'établir à Sainte-Segrée, et aujourd'hui encore un membre de cette illustre famille possède cette seigneurie. Cette maison a été maintenu dans sa noblesse par plusieurs jugements, entr'autres un du 21 décembre 1697.
Lundi 22 Saint Honorat
Dans un aveu servi à la principauté de Poix, pour le fief de Pézenpuis, à Eplessier, le 22 décembre 1675, il est parlé d'un journal de terre attenant à la mare aux vaches. La délimitation de la banlieue de Poix, écrite aux coutumes de cette ville, porte cette mare comme point de repère.
Mardi 23 Saint Yves
Jugement du 23 décembre 1698 par lequel le sieur de Villers-de-Rousseville, seigneur de Famechon, prouve qu'il descend de Louis de Villers, écuier, son triaïeul. Celui-ci, en 1594,contribua à la réduction de la ville d'Amiens en l'obéissance du roi Henri IV, comme il parait par un registre de cette même ville, où il est dit: que le mardi 9 août 1594, s'étant trouvé dans une assemblée secrète, il obligea le peuple à reconnaitre le roi.
Mercredi 24 Saint Celsin
Le 24 décembre 1527 le greffier de la ville de Poix présente au greffier du bailliage d'Amiens le cahier des coutumes. A l'article II on remarque que: En ladite banlieue sont assises la ville de Pois, la ville de Croix-Raoult, la ville des Plessiers, la Cense des marais et lostel Saint-Ladre. Esquelles villes et banlieue pour lors que lad. mairie fut créée et ordonnée, y lui avait dix-sept seigneuries dont les seigneurs, qui pour lors y étoient, ordonnèrent ensemble icelle mairie que le Roy notre Seigneur confirma et accorda.
Jeudi 25 Noel
1699. De grandes réparations sont faites à l'église saint Martin de Poix, et particulièrement au grand arc cintré du choeur dont l'état de vétusté offrait de continuels dangers. Monseigneur Jacques Antoine Philippeaux, évêque de lodève et prieur commendataire des églises saint Martin et saint Denis, donne au conseil de fabrique, assemblé le 25 décembre après l'office des vêpres, par les mains de son représentant, la somme de deux cent cinquante livres pour les réparations les plus urgentes.
Vendredi 26 Saint Etienne
Un registre de la principauté de Poix en date du 26 décembre 1545 dit que la commanderie de Hescamps relève du seigneur de Poix.
Samedi 27 Saint Jean
Le jour de saint Jean à Noel, le possesseur du fief noble d'Edincourt, situé à Agnières, devait à son seigneur suzerain une paire d'éperons. Les éperons dorés étaient la marque de la chevalerie et les éperons d'argent étaient celle des écuyers. Pour indiquer que les éperons étaient les attributs de la noblesse, on disait: Vilain ne sait ce que valent éperons. Ignorat stolidus, calcar quid prosit, arator. - Loisel. C'est pourquoi la dégradation du vilain usurpant la chevalerie se faisait en lui tranchant les éperons sur un fumier.
Dimanche 28 SS.Innocents
Par un arrêt de 28 décembre 1527, les habitants de la ville et banlieue de Poix sont obligés d'avoir de l'eau au devant de la porte de leur maison, sous peine de cinq sols d'amende. Cette obligation n'était que bien légitime, dans un temps où toutes les maisons étaient couvertes en chaume et où l'on ignorait encore les pompes à incendie.
Lundi 29 Saint Thomas
Election de 3 députés en la ville d'Eplessiers, le 29 décembre 1765. Furent élus, savoir: Pour l'état ecclésiastique: Maître Pierre Bernard Hardy de Massinville, chanoine régulier de l'ordre des Prémontrés, pronotaire du saint Siège apostolique, prieur curé du dit Eplessiers; pour le corps des marchands ou laboureurs: le sieur Jean Copin; et pour le corps des artisans: le sieur Antoine Martin l'ainé......
Mardi 30 Saint Colombe
L'an 1705 le 30 décembre, une trombe s'abattit sur Meigneux et Lignières-Chatelain; elle renversa le portail de l'église de Meigneux, le clocher de Lignières et tout le choeur. Le tabernacle fut sauvé comme par miracle. M. Lapostole, alors curé du dit Meigneux et Lignières, porta processionellement les saintes hosties dans une petite chapelle nommée Saint-Clément, qui s'élève dans le cimetière au bout du village, et un an après il reporta le saint Sacrement avec la même pompe, dans le choeur réédifié. Il coûta pour la nef seule 2 300 livres. (Archives de la fabrique de Sainte-Segrée)
Mercredi 31 V.Matthieu d'Abbeville
La veille du jour de l'an, les enfants de Poix et de pays circonvoisins parcourent les rues en criant «au guinel», ancienne formule dénaturée (au gui l'an neuf), par laquelle les druides annonçaient l'année terminée et ouvraient celle qui commençait; Le dernier jour de décembre, ils allaient chercher cette plante en grande cérémonie et, lorsqu'ils l'avaient trouvée, leur chef la coupait avec un faucille d'or, et la plongeait dans l'eau lustrale, il criait au peuple: Au gui l'an neuf, au guinel.
Dernière mise à jour de cette page le 13/10/2008